Je n'ai jamais voulu être un coach de salle. Très tôt, j'ai compris qu'il existait un autre métier : celui de préparer les corps qui doivent fonctionner sous contrainte extrême. Le sportif qui joue sa carrière en 90 minutes. Le militaire qui doit tenir 72 heures sans dormir. L'alpiniste qui monte à 8 000 mètres avec un tiers de l'oxygène. Ces gens-là ne peuvent pas se permettre l'à-peu-près. Et c'est ce qui m'a attiré.
Pendant 15 ans, j'ai construit une méthode au contact de ces univers. Ce que j'enseigne aujourd'hui à Pau, Casablanca ou Rabat n'est pas sorti d'un livre — c'est ce qui a tenu sur le terrain, validé par des athlètes qui n'ont pas le droit à l'échec.
Auprès des athlètes olympiques, j'ai appris la précision : la périodisation au demi-pourcent près, la gestion des pics de forme alignés sur le calendrier de compétition, la lecture fine des signaux de surentraînement. Quand tu prépares un athlète qui vise une médaille en juillet, tu ne peux pas le laisser dans le rouge en avril. Cette discipline est devenue mon ADN.
Auprès du 13e RDP (Régiment de Dragons Parachutistes — forces spéciales françaises) et des Chasseurs Alpins, j'ai appris la résilience opérationnelle : préparer un soldat à performer après 48 heures de privation, à 3 000 mètres d'altitude, avec 30 kg sur le dos. Ce travail m'a forcé à sortir des modèles théoriques de l'entraînement classique pour bâtir des protocoles qui marchent dans le réel, pas dans un laboratoire.
Au contact des expéditions himalayennes (préparation 8 000 m, hypoxie, exposition au froid), j'ai appris la simplicité : à 7 000 mètres, ce qui sauve, c'est rarement la complexité. C'est la fondation. Le mental construit. Les fondamentaux automatisés. La capacité à exécuter quand le cerveau ne suit plus.
De cette triple école est née ma méthode actuelle — celle que j'applique aujourd'hui aussi bien à un cadre de 50 ans qui veut perdre 10 kilos qu'à un footballeur professionnel qui veut gagner 0,2 seconde sur un sprint. Les principes sont les mêmes. Ce qui change, c'est l'intensité, pas la rigueur.
Aujourd'hui je vis et travaille principalement entre Pau (où je reçois en présentiel) et Casablanca / Rabat (où j'interviens régulièrement pour le coaching personnel, la formation de coachs et le coaching corporate). Mon engagement reste le même qu'à mes débuts : ne jamais promettre ce que je ne peux pas tenir, et ne jamais donner un programme que je n'ai pas testé moi-même.
C'est aussi ce qui a donné le tag #LeCoachDeTonCoach — parce qu'au fil des années, ce sont d'autres coachs qui sont venus se former chez moi pour apprendre cette méthode. Aujourd'hui ils sont 200+ à l'avoir transmise à leur tour.
Si je devais résumer ce que ce parcours m'a vraiment appris, ce ne serait pas une technique d'entraînement. Ce serait une posture : ne jamais arriver devant un client avec un programme avant d'être arrivé devant lui avec mille questions. Qui es-tu vraiment ? Qu'as-tu déjà essayé ? Qu'est-ce qui t'a cassé ? Qu'est-ce qui t'a fait revenir ? La préparation physique commence là, dans cette écoute. Pas dans la salle. Pas dans le programme. Le reste n'est que de la mécanique — utile, mais secondaire.
L'autre chose, c'est mon rapport à la transmission. À mes débuts, je voulais accompagner tous mes athlètes moi-même — par fierté, et probablement par méfiance des autres coachs aussi. Avec le temps, j'ai compris que la vraie victoire n'est pas le client que je transforme. C'est le coach que je forme, qui en transformera dix après moi. Ce métier est trop important pour rester dans les mains d'une seule personne. C'est devenu le cœur de Faucon Training, et c'est pour ça que la marque ne porte pas mon nom — mais une idée : #LeCoachDeTonCoach.